Posted by Leonard | Posted in Histoire des chiens | Posted on 05-08-2009
Mots-clefs :chien, gibier, privilège, républicain, révolution
En France, la Révolution entraîna l’abolition du droit seigneurial de chasse, et désormais les roturiers ne furent plus obligés de mutiler leurs chiens pour les empêcher de poursuivre le gibier: fini les jarret sectionnés, les corniauds retrouvaient leurs quatre pattes. Si les Français et leurs chiens s’en félicitaient, le gibier allait, dans une certaine mesure, en pâtir. Finies aussi ces invasions saisonnières des chasseurs, de leurs chevaux et de leurs meutes sur les terres cultivées à la saison la plus favorable pour l’agriculture et l’abondance du gibier (printemps, été).

Barzoi suivant un équipage (post-révolution)
Les privilèges abolis, la Révolution continuait, mais elle épargna les meutes seigneuriales dont les précieux représentants furent disséminés et donnés ou vendus à qui les demandait s’il était bon républicain. Divers croisements de chiens royaux avec des chiens du peuple allaient permettre aux éleveurs de recréer, au XIXème siècle une population de très bon chiens de chasse qui ne devront rien aux anglo-saxons.
A la suite de la Révolution, les armes sont utilisées pour chasser le gros gibier qui se raréfie; le relais est pris par le petit gibier que l’on poursuit avec des chiens d’arrêt et de rapport indispensables pour le faire sortir des marais ou des fourrés et qui vont très vite remplacer les chiens courants. C’est à cette époque que les Braques et les Epagneuls se répandent de plus en plus.
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