Le chien est un animal politique. Fidèles compagnons pour Hommes seuls plongés dans un monde sans pitié ou outils de communication destinés à les rapprocher de monsieur toutlemonde ? Quoi qu’il en soit, rares sont les chefs de l’Etat qui se sont affichés sans animal de compagnie. Enquête sur quelques uns de ces First Pets qui ont partagé le quotidien de personnalités politiques :

Un chien royal
L’animal le plus politisé
Churchill possédait un perroquet nommé Charlie. L’ex premier ministre britannique lui avait appris de nombreuses insultes sur Hitler et les Nazis qui choquaient les militaires lors des conseils de crise. A la mort de son propriétaire, il a été confié à une petite animalerie dont les clients avaient la chance d’entendre ses insultes préférées « Putain de Hitler » ou « Fuck the Nazis » avec la même intonation que feu Churchill lui-même ! Las de cette ambiance sonore, le patron de la boutique a fini par donner Charlie à une institution pour animaux. Il serait toujours vivant et âgé de 109 ans.
La chienne la plus symbolique
Punshinka, la chienne de Kennedy. Elle est issue d’une brillante lignée canine puisque sa mère était cosmonaute à bord de Spoutnik. Punshinka a été offerte au président des Etats-Unis en 1961 par Khrouchtchev dans le but d’apaiser les relations entre les deux blocs. Soupçonnée d’être un cheval de Troie russe susceptible de contaminer la famille Kennedy, la chienne a dû subir de nombreux examens avant de pouvoir intégrer la ménagerie présidentielle !
Le chien le plus gentleman
Les chiens de Valéry Giscard d’Estaing étaient élevés comme des véritables gentilshommes. Leur maître ne leur parlait qu’en anglais. Le plus célèbre des chiens du président, Jugurtha partageait même le thé du président dans le salon de l’Elysée. Son seul défaut ? Mordre par derrière de nombreuses personnalités politiques en visite officielle.
Le plus médiatisé
Loin du traditionnel discours de joyeuses fêtes récité solennellement par les chefs de l’Etat devant leurs millions de concitoyens, à la Maison Blanche, c’est Barney, le scottish terrier des époux George W. Bush qui présente ses vœux. Barney posant au pied du sapin, Barney assis devant le bureau présidentiel « dialoguant » avec son maître, ou Barney devant un micro répondant aux journalistes. Fort de son succès, la mascotte du président avait même une page à elle sur le site internet de la maison blanche avec photos et autobiographie et même un courrier des lecteurs !
Le chien le plus dépressif
La cessation du pouvoir peut entraîner de lourdes conséquences psychologique et une dépression, même chez les chiens. C’est le cas de Sumo, le bichon maltais de Jacques et Bernadette Chirac. Il n’a pas supporté la transition brutale entre les jardins de l’Elysée et le duplex de l’ancien couple présidentiel. Nerveux et sous antidépresseurs le chien a été jusqu’à mordre 3 fois l’ancien président de la république. Pour éviter cette agressivité, le bichon a été placé dans une ferme à la campagne loin de l’agitation parisienne où il est apparemment très heureux.
La vie d’une célébrité n’est pas toujours facile à vivre, même pour un chien. En tout cas, même ces stars peuvent compter sur nous pour offrir un moment de dépaysement à leurs compagnons favoris. Garde de chien incognito chez une famille aimante… Pas de souci, nous sommes tenus au secret professionnel!

J’évoquais encore aujourd’hui le sort du pauvre chien sacrifié au Spoutnik en 1961.
Bonjour Armide,
Oui oui, j’ai vu que tu étais allé rechercher dans les archives un « vieux» post de Septembre dernier où on évoquait Laika (ça m’a permis de ré-écouter la chanson !). Ravi que cela ai pu te servir.
Bonne journée.