Mais que font-ils?
Le jour commence à baisser, dans la torpeur de l’été, cette accalmie est la bienvenue.
Ce matin, Laurent et Sophie étaient bien agités. Ils s’affairaient d’un bout à l’autre de l’appartement tout en sortant et en essayant des tenues bien plus colorées que ce qu’ils ont l’habitude de porter. Il flottait dans l’air comme une odeur de fête. Encore mal réveillé, je me suis mis dans le salon le plus loin possible du passage qui sépare l’entrée de leur chambre afin de pouvoir continuer à somnoler, loin du vacarme. Calfeutré derrière le canapé, le son est devenu comme un doux brouhaha qui m’a bercé vers le sommeil. Dans mon rêve, je suis face à face avec un taureau, nous nous regardons dans les yeux, je tourne autour de lui en essayant de détecter la faille, comme dans ces spectacles que Laurent regarde parfois à la télé où un homme est face à face avec le plus puissant des animaux, celui que mes ancêtres étaient capables de terrasser. Le souffle du taureau se rapproche, je le sens sur ma nuque, je vais pouvoir porter une attaque rapide, c’est maintenant ou jamais… Mon coup se détend et ma tête butte contre la main de Laurent. Oups, mon maître venait me faire une petite caresse et j’étais à deux doigts de lui faire le même sort qu’au taureau. Raoul, reprends tes esprits!
La porte se ferme, puis plus rien. Il commence à vraiment faire chaud dans cet appartement. Attilia commence à s’agiter. Outre les petits grognements, elle commence à tourner sur elle même en essayant de se mordre la queue. Je devrais lui dire que ça ne sert à rien, qu’elle n’y arrivera jamais, je l’ai aussi fait quand j’étais jeune, je me demande bien pourquoi mais je rie intérieurement de la voir se mettre dans cet état.
L’endroit le plus frais de la maison est aussi le plus énervant puisqu’on y sent la nourriture qui fleure bon dans la gamelle. Je ne sais pas pourquoi ils sont partis aussi longtemps en laissant les gamelles préparées, ce n’est pas humain!
La journée suit son cours et si j’aime bien dormir, arrive un moment où je sens une pression sur le bas du ventre, j’ai envie d’aller voir ce qu’il se passe à l’extérieur de me dégourdir les pattes et de jeter un coup d’oeil sur mon territoire, histoire de vérifier que tout est en place. La porte s’ouvre, Attilia se lève promptement et déboule à 100 à l’heure sur le nouvel entrant. Hum, je le connais celui-là, il est passé cette semaine et s’est entretenu avec mes maîtres, il nous a même pris en laisse un moment en pensant qu’on allait le suivre alors que nous attendions Sophie et Laurent. Il descend enfin la maudite gamelle qui m’a nargué toute la journée et me la désigne… Rien à faire, c’est à moi de la regarder en la boudant et de toute façon je n’ai pas faim, un point c’est tout.
De retour sur notre territoire, je vais faire mes besoins puis me poste au point cardinal d’où je peux observer tous les nouveaux arrivants et mettre en avant ma grosse mâchoire qui leur fait vite comprendre que je suis le propriétaire des lieux, le taulier comme on m’appelle dans le quartier. Pas grand monde en ce moment, on peut même dire que c’est un #jourchiant mais je suis content de voir qu’Attilia court dans tous les sens et a entrepris de jouer au bâton, parfois un peu gamine, mais j’ai bien de la chance de l’avoir comme compagnon de route, c’est vraiment une chienne bien douce.
Alors qu’il est entré en négociations pour récupérer et lancer le fameux bâton d’Attilia, je me décide à aller dire merci au jeune homme qui est venu nous chercher pour nous emmener en promenade. je m’approche de lui puis lui saute dans le dos en frottant mon museau en signe de reconnaissance. Aïe! il n’a pas l’air content, il me repousse en arrière illico puis s’éloigne vers le parc. Je reprends mon observation, il vient me faire une petite caresse, ça va il n’est pas trop fâché.
Je crois que notre tour est terminé puisqu’il va vers Attilia muni de nos deux laisses l’air décidé à nous faire rentrer. Mais quand Attilia a décidé de jouer avec son bâton rien ne l’arrête! Bon il vient vers moi, m’attache, chouette, on rentre! Mais où est Attilia? On ne va pas la laisser jouer toute seule ici, si un berger allemand décidait de lui faire des misères, je ne serais pas là pour lui montrer qu’il n’a pas intérêt à plaisanter trop longtemps. Quelques secondes plus tard, je l’entends débouler. Elle a bien compris que le jeu était terminé. Je vais pouvoir m’étaler de tout mon long après toutes ces émotions et passer une bonne nuit.
Et voici nos deux Bouledogues (les fameux combattants de taureaux) en image :

Attilia et Raoul en pleine séance de reniflage

Jolie histoire bien narrée, surement proche de la réalité, merci !!!!
Et encore merci à MyEasyPet !!!
Les maîtres d’Attilia et Raoul
Je viens de me régaler : c’est tout à fait cela !
hehe, qui aurait cru que je pourrais un jour rentrer dans la peau d’un bouledogue