Les comportementalistes sous le feu de la critique
Les comportementalistes ont mauvaise presse. A plusieurs reprises, j’ai pu lire des références moqueuses dans lesquelles on les traitait de « psy pour chien» . Cela prête au ridicule, visuellement, on imagine la scène d’un maître assis ou sur un divan avec son chien à proximité (ou le contraire!). On ne peut s’empêcher de sourire et de crier au scandale : « Il n’y a qu’aux États-Unis que ça peut exister!»
Aucun diplôme qui ne vienne valider la formation (en France cela a quelque chose de peu rassurant, car on aime bien les diplômes), ni aucun référencement sérieux de la part d’un organisme reconnu. Si on a un chien ou un chat qui présente des troubles du comportement tels que la destruction, l’agressivité ou si l’on souhaite simplement trouver une solution à des petits tracas du quotidien, pas facile de trouver un professionnel qui puisse nous apporter son aide en toute confiance.
A cela s’ajoute l’existence de différentes chapelles qui chacune prône des méthodes différentes…
La relation chien homme évolue
Il va falloir s’y faire. La place que l’animal tient dans la maison a radicalement évolué. L’animal de travail a

Une récompense bien méritée!
laissé place à l’animal de compagnie qui occupe une place bien plus importante au niveau affectif chez ses maîtres. Paradoxalement, la place que nos protégés occupent dans notre coeur nous poussent à mener leur éducation en écoutant nos sentiments et nos envies pour finalement obtenir l’exact contraire de ce qui était souhaité.
De vrais professionnels du chien
Malgré les aléas de la réputation des comportementalistes, il existe de véritables professionnels comme Nicolas Cornier, que nous avons rencontré. C’est aux États-Unis justement que son aventure canine débute, à San Francisco. Complètement inexpérimenté avec les chiens, il se retrouve rapidement à devoir gérer une garderie canine. Il est tombé dans le monde du chien, plus précisément, c’est le monde du chien qui lui a grimpé dessus ! C’est alors qu’il fait une rencontre qui structurera son avenir. Ian Dunbar, une référence en éducation canine de l’autre côté de l’Atlantique et quelques soirées bières le décideront à franchir le pas et à devenir comportementaliste.
Pour les english speaker, Ian Dunbar à TED :
Depuis lors, Nicolas exerce en France, dans son ouvrage Dans le Sens du poil il prodigue des conseils qui ne sont pas toujours intuitifs pour les propriétaires de chien.
Un jeune chiot récemment acquis doit être inhibé. La présence et l’attention de son maître ne doivent pas être acquises et inconditionnelles. Il faut savoir l’ignorer de temps à autre, et lui apprendre à rester seul. Cette apprentissage doit se faire progressivement, il permettra au jeune chien de savoir gérer sa frustration.
Nous apprenons également qu’un jardin peut être un cadeau empoisonné pour un chien. Un petit tour dans le jardin est très loin de remplacer une vraie promenade. Le chien est un animal social qui a besoin de faire des rencontres, d’exercer ses sens, de découvrir de nouveaux territoires. Plus il est exposé à des situations différentes, plus elles se banalisent et plus l’animal les gèrent facilement.
De nombreux propriétaires ont peur de lâcher leur chien et de mettre la laisse de côté. Pourtant cela change tout pour le chien. Le plus efficace est de commencer avec une longe, sans tirer dessus et apprendre au chien à comprendre et réagir à des signes visuels et auditifs. Une fois que vous êtes à l’aise, il sera possible de se passer de laisse!
L’ouvrage met l’accent sur la communication entre l’homme et le chien, l’obéissance n’étant rien d’autre qu’une bonne compréhension de l’autre rendus possible par un vécu commun.

Oui ! meme si les miens dorment dans les fauteuils, je n’oublie jamais qu’ils sont chiens et qu’ils ont des comportements en tant que tels !
Je dois dire quand meme que je vais dans un club canin et que cela m’a beaucoup apporté !! bisous
Je ne pense pas qu’un diplome est utile. Il existe à l’heure actuelle des certificats de suivi d’études très intéressants. De plus, rien ne remplace l’expérience et les diplomes mettent trop souvent l’accent sur l’aspect théorique, en oubliant qu’un chien est un être vivant et à ce titre unique. On n’apprend pas le chien, on apprend un chien.
A bientôt
Anne
@Anne : Merci de ton commentaire. En effet, la pratique est primordiale.
@Christelle : Ca doit être très confort les fauteuils
pour répondre à Cat et Anne :
je suis également une formation de comportementaliste canin.
Dans cette formation, une part importante est mise sur la pratique de la psychologie humaine (mais attention, nous ne sommes pas psychologues !), sur le chien et sur le couple maitre-chien.
Car lorsque nous nous rendons sur une situation, nous ne rencontrons pas un individu, mais 3 ! Le chien, le maitre et le couple maitre-chien.
Chaque maitre est différent, chaque chien est différent et chaque couple maitre-chien est différent.
Ce n’est pas pour rien que cette formation dure un peu plus d’une année et est très complète.
L’expérience est essentielle c’est certain.
Pour illustrer cela, je vais prendre mon exemple. J’ai deux chiens… les deux ont un caractère diamétralement opposé. Moi je suis pourtant la même personne, mais clairement, je change aussi que je sois avec l’un, avec l’autre ou avec les deux… et parfois, c’est pas évident !
Au maitre de savoir s’adapter au chien (et vice-cerça), mais parfois, un coup de main est utile pour voir les erreurs que l’on fait (et l’on en fait tous)
Sans parler des troubles du comportement intrasèques au chien, à qui il faut réapprendre de bons comportements… et parfois, la simple éducation ne suffit pas…
Un vaste, très vaste, aussi vaste que le nombre de chiens et de maitres dans le monde que celui-là
mais Ô combien passionnant !
et je rajouterais : dans une formation sérieuse, on fait tout autant de théorie que de pratique (dans mon cas, la pratique équivaut à 190h de terrain… pas mal pour des stages + l’obligation de se rendre utile dans un refuge + la thèse de fin de formation obligatoirement liée à du vécu)…
Nan, tout dépend des formations, et c’est bien dommage qu’aucun diplôme officiel ne vienne valider tout cela, ça éviterait les gens se disant comportementaliste et n’ayant jamais vu un chien de leur vie (si si.. y’en a !)
Merci beaucoup pour ton temoignage Steph!
J’ignorais que les comportementalistes étant ainsi remis en cause… J’entends souvent dire (sur des forums ou autre) : « tu as un problème avec ton chien? Il faut voir avec un comportementaliste!»
Mon avis c’est qu’ils restent très utile pour des « vrais» problèmes de comportements (agressivité, dominance excessive…etc), mais que pour le reste un peu de bon sens et de patience suffit pour régler les petits problèmes que l’on rencontre avec son chien.
Bonne journée
C sur un comportementaliste n est pas toujours indispensable. Je pense néanmoins qu il faut un peu se renseigner sur l éducation d’ un animal surtout quand c est le premier. A bientôt
bonjour moi j’ai un chien qui a peur de tous de les gens des bruits j’aimerai avoir des conseils ou quelqu’un qui pourrait m’aider a surmonter la peur que mon chien il a . il a 10 mois ses un sheltand ses un male merci j’attend votre reponse
Bonjour Ginette,
Pour dire vrai. Il est impossible de vous apporter une réponse satisfaisante sur ce blog, en quelques lignes.
Le travail d’un éducateur canin est d’analyser avec vous à quoi peuvent être dus ces comportements gênants, pour envisager des exercices (à faire avec vous) permettant à votre chien d’être plus épanoui.
Je vous conseille donc d’entrer en rapport avec un éducateur canin proche de chez vous (en région parisienne vous pouvez notamment contacter http://education-canine-paris.com/) sinon démander conseil à l’éleveur qui vous a vendu le chien ou à votre vétérinaire.
Les quelques éléments de réponse que je peux vous apporter :
- Un comportement peureux peut être du au fait que vous l’ayez trop protégé et « gardé pour vous»
- Cela peut aller de paire avec un manque de socialisation avec d’autres chiens ou d’autres humains
De plus, certains chiens ont naturellement un caractère peureux. C’est plus embêtant si cela est maladif ou conduit à de l’agressivité, mais s’il est froussard, ce n’est pas vraiment un soucis !
A 10 mois vous avez largement le temps de corriger le tir, si cela vous pose un vrai problème.
Bon courage et bonne continuation
Voilà quelques conseils a priori