
Un chien malheureux
La semaine dernière, pour la première fois, une membre du groupe facebook que nous animons (http://www.facebook.com/chienchat) nous a engagé sur un sujet épineux, la maltraitance animale.
Sur cette page, nous avons partagé un lien assez atroce sur la maltraitance animale (http://www.peta.org/swf/fur_farm.swf) qui a suscité une réaction outrée d’une membre du groupe. En substance, elle disait qu’elle ne comprenait pas comment des animaux pouvait subir de telles sévices, pourquoi les animaux en question n’étaient même pas anesthésiés. Elles nous a également fait part de cauchemars.
Cette réaction lève plusieurs interrogations :
Une association qui défend les droits des animaux peut-elle se se permettre moralement d’attirer l’attention sur ses activités en proposant des vidéos chocs et sensationnelles?
Qu’en est-il de la sensibilité à la condition animale à l’étranger?
Est-il possible d’améliorer la condition des animaux face à l’appât du gain?
Quelle attitude adopter face à ce sujet?
D’abord s’assurer du bien-être de vos animaux domestiques
Personnellement, je crois d’abord qu’il ne faut pas culpabiliser, mais réfléchir à ce que chacun peut concrètement faire pour apporter une pierre à l’édifice. Cela passera pour certains par l’adoption d’une alimentation végétarienne (les animaux issus de l’élevage intensif, eux non plus, n’ont pas des sorts très enviables), par l’implication dans une association qui défend les droits des animaux, par une consommation responsable en achetant des produits (produit de beauté par exemple) qui ne font pas appel à des expériences sur les animaux ou simplement en veillant au bien-être de ses animaux domestiques.
La fin justifie les moyens?
Il est vrai que la méthode de pet.org est contestable. Mais on ne peut pas nier que l’association mène de nombreuses actions positives envers les animaux qu’ils soient chats

http://blog.peta.org/archives/2009/06/big_cats_are_fi.php, chiens http://blog.peta.org/archives/2009/07/warm-hearted_ne.php ou poulets http://blog.peta.org/archives/2009/05/peta_to_speak_u.php. Je ne pense pas qu’on puisse les blâmer de cette attitude qui vise avant tout à renforcer la visibilité de leur action et à attirer de nouveaux bénévoles.
Notre sensibilité à la condition animale est particulière
Ces images ne doivent pas nous faire oublier que dans d’autres cultures la mort d’un animal n’est pas vécu comme un drame mais comme une manifestation de la nature. S’il faut fermement condamner les actes de torture sur les animaux, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse consistant à considérer les chinois comme des sous hommes du simple fait qu’ils mangent des chiens.
Nous attendons vos commentaires et vos discussions sur le sujet. Les prochains billets seront plus enjoués !
La semaine dernière, pour la première fois, une membre du groupe facebook que nous animons nous a engagé sur un
sujet épineux, la maltraitance animale.
Sur cette page, nous avons partagé un lien assez atroce sur la maltraitance animale qui a suscité une réaction outrée d’une membre du groupe. En substance, elle disait qu’elle ne comprenait pas comment des animaux pouvait subir de telles sévices, pourquoi les animaux en question n’étaient même pas anesthésiés. Elles nous a également fait part de cauchemars.
Cette réaction lève plusieurs interrogations :
- Une association qui défend les droits des animaux peut-elle se se permettre moralement d’attirer l’attention sur ses activités en proposant des vidéos chocs et sensationnelles?
- Qu’en est-il de la sensibilité à la condition animale à l’étranger?
- Est-il possible d’améliorer la condition des animaux face à l’appât du gain?
- Quelle attitude adopter face à ce sujet?
D’abord s’assurer du bien-être de vos animaux domestiques
Personnellement, je crois d’abord qu’il ne faut pas culpabiliser, mais réfléchir à ce que chacun peut concrètement faire pour apporter une pierre à l’édifice. Cela passera pour certains par l’adoption d’une alimentation végétarienne (les animaux issus de l’élevage intensif, eux non plus, n’ont pas des sorts très enviables), par l’implication dans une association qui défend les droits des animaux, par une consommation responsable en achetant des produits (produit de beauté par exemple) qui ne font pas appel à des expériences sur les animaux ou simplement en veillant au bien-être de ses animaux domestiques.
La fin justifie les moyens?
Il est vrai que la méthode de pet.org est contestable. Mais on ne peut pas nier que l’association mène de nombreuses actions positives envers les animaux qu’ils soient chats , chiens ou poulets. Je ne pense pas qu’on puisse les blâmer de cette attitude qui vise avant tout à renforcer la visibilité de leur action et à attirer de nouveaux bénévoles.
Notre sensibilité à la condition animale est particulière
Ces images ne doivent pas nous faire oublier que dans d’autres cultures la mort d’un animal n’est pas vécu comme un drame mais comme une manifestation de la nature. S’il faut fermement condamner les actes de torture sur les animaux, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse consistant à considérer les chinois comme des sous hommes du simple fait qu’ils mangent des chiens.
Nous attendons vos commentaires et vos discussions sur le sujet. Les prochains billets seront plus enjoués !
j ai vue la video c est horrible ,terrible j aime trop les animaux j ai pas pu continuer de la regarder j en ai pleurer ,il faut faire quelques choses il ne faut pas laisser faire ca,il faut agir ,aller dans ces pays atroces les animaux ne merite pas ca ,je suis boulverser d avoir vu ces quelques second.on doit les aidez absolument c est meurtrier
J’ai regardé la video.
Je comprends qu’elle ait choqué.
Cependant, je ne crois pas qu’il faille y voir seulement l’appat du gain.
Je crois qu’il faut y voir la perte des techniques traditionnelles.
Je m’explique : pour quelqu’un qui sait s’y prendre, la mise à mort d’un animal est rapide, et avec le minimum de douleur, voire sans douleur pour l’animal.
Dans notre société, les abattoirs étant non ouverts au public, on a perdu l’habitude de considérer que la consommation de viande, de fourrure, mais aussi de cuir et dans une moindre mesure d’oeufs et de lait, entraînait la mort de l’animal. N’oublions pas aussi que les vétérinaires pratiquent tous les jours des euthanasies sur des animaux en bonne santé pour des raisons de vacances, d’engorgement des refuges, ou de prophylaxie.
Bref, ce qui me choque n’est pas la mise à mort de ses animaux (surtout s’il s’agit d’animaux d’élevage), c’est l’incompétence de ceux qui le font.
Cat
Merci Anne et Cat pour votre commentaire.
Le pire serais-je tenté d’ajouter est que bien souvent, les abatteurs ont pour seul objectif de préserver la qualité de la fourrure. Ils utilisent des méthodes d’abattage visant à garder intactes les peaux, sans se soucier des souffrances extrêmes endurées par les animaux. C’est pour cela que bien souvent ils ne font qu’assommer l’animal puisqu’ils ne le frappe qu’aux extrémités. Et même pour eux, le fait de le dépecer encore vivant permet de maintenir la fourrure chaude et donc l’empêche de s’altérer.
Heureusement cette vidéo commence a dater. Aujourd’hui, les pratiques changent.
Plusieurs pays d’Europe ont pris des mesures pour restreindre ou interdire les fermes à fourrure.
Le Royaume-Uni a interdit tout élevage d’animaux à fourrure pour des raisons éthiques, depuis le 1er janvier 2003.
Aux Pays-Bas, les élevages de renards et de chinchillas sont interdits.
En Italie, des règles strictes s’appliqueront en 2008 : les visons devront vivre dans un environnement où ils auront notamment accès à l’eau, pour pouvoir y nager.
L’Allemagne et les provinces d’Autriche ont prohibé l’élevage des animaux à fourrure ou imposé des normes strictes.
En Suisse, la législation interdit l’élevage intensif des animaux à fourrure.
En Croatie, au 1er janvier 2017, l’élevage des animaux pour leur fourrure sera interdit.
En Norvège, le conseil éthique de l’agriculture a statué que l’élevage des animaux à fourrure dans l’état actuel est inacceptable pour le bien-être animal.
Et la France?
Gageons que dans quelques années, l’ensemble de la communauté internationale aura statué sur des lois claires et respectueuses du bien être animal.
A bientôt!
Je suis dans la protection animalière, chats en particulier. Ce que je trouve abominable actuellement c’est la barbarie et le non respect de l’être humain face à plus faible que lui.Ce qui m’agace aussi ce sont les êtres qui jouent les sourds et aveugles devant la réalité de la souffrance animale quelle qu’elle soit, ou encore l’hypocrisie de celui qui s’extasie devant le petit agneau si mignon et qui va au boucher ensuite pour en acheter un morceau….
Il y aurait tellement à dire : Charal et ses abattoirs, ces jeunes qui martyrisent un chien, etc, etc…
Je mets des pétitions en ligne et quelque fois je me demande si un jour chacun prendra un petit peu conscience de son environnement et de la pierre bâtisseuse qu’il peut lui amener..
« » "Si les murs des abattoirs étaient transparents… le monde entier serait végétarien» Paul et Linda McCartney» "
Bonjour Tachka,
Je comprends bien ton optique, ton combat. Je trouve cela remarquable que tu t’engages dans cette cause qui visiblement te tient très à coeur.
Néanmoins, je reste plus mesuré car le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît et je trouve ton discours trop militant pour explorer les causes de ces phénomènes.
Effectivement, le sujet est vaste et les cas très divers. La maltraitance peut être gratuite (exemple ce chien brulé vif à Marseille), économique (ce qui semble être le cas des dépeçages d’animaux signalés dans l’article), culturelle (corrida par exemple).
Si certains cas relèvent de l’innaceptable, d’autres sont bien plus complexes. Faut-il condamner les éleveurs de brebis tuant les loups / ours réintroduits? interdire la corrida? Pas si évident…
A bientôt,